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GIZ : Renforcer la gouvernance de l’eau et la gestion des eaux usées en Tanzanie (Partie II)

13 oct.
3 min de lecture

Dans la Partie I, nous racontions le début de notre travail en Tanzanie : réunir les acteurs publics et privés autour de la thématique de l'eau, avec l’objectif de co-développer des outils pratiques pour les industries. Le projet, mené avec la GIZ Tanzanie et l’Alliance for Water Stewardship dans le cadre du programme Green and Smart Cities SASA, s’est maintenant terminé avec une passation institutionnelle à TISEZA. Voici ce que nous avons fait, ce que nous avons appris, et la suite.



Ces derniers mois, nous avons animé des ateliers à Mwanza et à Tanga avec des régulateurs, des services d’eau, des offices de bassin et des entreprises. Ensemble, ces acteurs ont façonné les procédures opérationnelles standard (SOP) et les plans d’action de water stewardship (SAP) pour les zones industrielles de Tanzanie. Le cadre sud-africain pour les zones industrielles a servi de référence utile, mais les outils finaux ont été construits avec les acteurs tanzaniens et pour les réalités tanzaniennes, en se concentrant sur les contraintes que les entreprises rencontrent au quotidien sur le terrain.


L’un des résultats les plus précieux a été le dialogue lui-même. Les ateliers ont offert un espace où acteurs publics et privés pouvaient discuter de leurs défis communs liés à l’eau, en dehors d’un cadre réglementaire ou transactionnel. Plusieurs participants ont souligné que c’était rare. Nous avons aussi constaté que le niveau de sensibilisation varie. Beaucoup d’entreprises connaissaient déjà leurs risques liés à l’eau par expérience. Ce dont elles avaient surtout besoin, c’était d’un cadre commun pour agir. La confiance entre les deux parties se construit encore. Passer de « discuter ensemble » à « agir ensemble » demandera du temps et un engagement répété.


Une autre leçon nous a accompagnés tout au long du projet : un outil ne peut pas exister seul. Une SOP, aussi bien conçue soit-elle, ne crée de la valeur que si une institution se l’approprie, l’utilise et la fait vivre. C’est pourquoi la dernière phase du projet s’est concentrée sur la recherche du bon ancrage institutionnel.


En juillet, les SOP et les SAP ont été officiellement transmises à la l'Autorité Economique des Zones Industrielles Tanzanienne (TISEZA). La passation a eu lieu lors d’un atelier d’orientation de deux jours à Morogoro. Présenter la notion de "water stewardship" sous l’angle de l’attractivité pour les investisseurs, de la facilitation de la conformité et des priorités nationales de développement de la Tanzanie a eu beaucoup plus d’écho qu’une approche purement technique. Cette passation est une première étape. Ancrer cette appropriation dans toute l’institution, y compris au niveau de la direction, demandera encore des efforts.


En parallèle, l’AWS a réuni des représentants du gouvernement et du secteur privé à Morogoro pour explorer comment un AWS Accelerator pourrait fonctionner en Tanzanie. Les participants ont choisi en priorité le Coast Catchment du bassin Wami Ruvu. Le Wami Ruvu Basin Water Board et TISEZA ont été proposés pour piloter l’initiative ensemble. C’est encourageant de voir ces efforts se rejoindre et se renforcer mutuellement.


La gouvernance de l’eau ne se construit pas avec un seul projet ou un seul document. Elle se développe grâce aux relations, à une appropriation partagée et à des institutions prêtes à porter le travail plus loin. Nous remercions la GIZ Tanzanie, l’AWS, TISEZA et tous les acteurs de Mwanza, Tanga et Morogoro qui ont rendu cette collaboration possible.


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